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vendredi 26 avril 2013

Comment vous pouvez influencer un changement dans l'industrie du vêtement

En lisant ce matin les nouvelles sur la tragédie au Bangladesh, je suis heureuse de voir le débat sur la responsabilité des consommateurs est à l’avant plan. Je suis de l’avis que les consommateurs ont tout le pouvoir de faire changer les choses. Pensez seulement au géant H&M qui a commencé à faire preuve de transparence au sujet de sa chaîne d’approvisionnement. Ce n'était certainement pas le résultat d'une prise de conscience soudaine!

Pour aider ceux qui voudraient changer leurs habitudes de consommation vers une mode plus éthique, je vous invite à lire quelques-uns de mes anciens billets sur le sujet. Je me suis donné le défi, il y a déjà de cela plus de deux ans, de rendre ma garde-robe plus éthique. Je vous fais profiter de mes recherches.

Les sous-vêtements et les bas

Magasiner seconde-main

Les souliers

Les jeans

Les vêtements faits de matières recyclées

Est-ce que le bambou est écologique?

Avez-vous d'autres suggestions?

mercredi 12 décembre 2012

Noël mode éthique : la petite robe cocktail

La mode éthique montréalaise a un style qu'on reconnaît assez facilement : asymétrie, assemblage de différents tissus et imprimés, style confortable qui se porte avec un collant et des petites bottes. Mais quand vient le temps de se trouver une petite robe de soirée pour les fêtes, le style un peu trop décontracté ne marche pas du tout.

J'avais déjà vu des créations intéressantes du côté de la designer Olga Tigirlas, une jeune créatrice qui a débuté sa carrière à Montréal mais qui travaille présentement à Toronto. Olga recyclait des vieilles robes satinées et les transformait en robes originales et branchées.

Nous avons cependant une créatrice montréalaise bien à nous qui fait plusieurs modèles de jupes et de robes, dont une très jolie robe de soirée qui porte le nom de Audrey. Émilie Rioux, la designer derrière la griffe Meemoza, se démarque avec des collections féminines et colorées. Une griffe qu'il vaut certainement a peine de découvrir.

mardi 11 décembre 2012

Noël mode éthique : pour les amateurs de yoga

Cherchez-vous un cadeau pour l'amateur de yoga de la famille? Il existe plusieurs options, plusieurs marques qui vendent des vêtements très stylisés et confortables pour pratiquer cette activité (Lululemon par exemple), mais comme vous cherchez certainement une recommandation pour une marque locale et écologique, je vous présente Respecterre.

Respecterre offre des vêtements pour hommes et femmes et ce, dans une variété de tissus éco-responsables : bambou, eucalyptus (oui, oui, la plante sont les branches sentent tellement bon!), chanvre, lyocell et coton bio. Certains de ces tissus sont même tricotés au Québec, ce qui font de leurs vêtements des productions hyper-locales.

On peut acheter la collection Respecterre en ligne, ou directement en boutique (nombreuses adresses à travers le Québec, dont la boutique 4 Éléments sur St-Denis).

Moi, j'aime bien ce pantalon de yoga en chanvre, qu'en pensez-vous?

dimanche 9 décembre 2012

Noël mode éthique : rendez-vous rue St-Denis

Le monde de la vente au détail n'a pas toujours la vie facile, même en cette saison des fêtes qui, normalement, permet d'aller chercher un bon pourcentage de son chiffre d'affaires. Ce matin, je suis tombée sur un article mentionnant la fermeture de la boutique Moov sur Mont-Royal. Récemment, j'essayais également de confirmer la rumeur que la boutique Rien à cacher sur St-Denis avait fermé. Les raisons derrière ces fermetures peuvent être nombreuses, mais pour la mode éthique à Montréal, ce sont de bien tristes événements.

Raison de plus alors pour appuyer les commerçants qui continuent de vendre des créations éthiques. Aujourd'hui, rendez-vous sur St-Denis entre Rachel et Marie-Anne, à la boutique 4 Éléments. 

4 Éléments est une petite boutique, si on ne fait pas attention on peut facilement la manquer, mais elle regorge de trouvailles. J'ai découvert la boutique il y a presque deux ans alors que j'étais à la recherche d'une paire de jeans écolos. On y trouve plusieurs marques de vêtements écologiques, incluant quelques marques québécoises. 

De plus, si vous n'avez pas le temps de vous rendre sur place, 4 Éléments vous permet également d'acheter en ligne et vous offre la livraison sur les commandes de 75 $ et plus livrées au Canada. 

Allez-y, appuyez nos petits détaillants montréalais avant qu'ils disparaissent tous au profit des marques de malmode.

Boutique 4 Éléments
4326 St-Denis
Montréal
Téléphone : 514.564.0410
Télécopieur : 514.849-6938
Courriel : marie.elements at gmail.com

samedi 8 décembre 2012

Noël mode éthique : rendez-vous au salon!


La tradition se poursuit cette année avec le Salon des métiers d’art de Montréal qui a ouvert ses portes hier et se poursuit jusqu’au 22 décembre à la Place Bonaventure. Depuis mon retour à Montréal en 2008, j’ai visité le Salon chaque année pour dénicher quelques cadeaux et je ne suis jamais repartie les mains vides.

Parmi les exposants cette année, plusieurs vous proposent des vêtements et accessoires fabriqués localement, avec des matériaux écologiques. Je vous en propose  un échantillon :

Bagnole (sacs fabriqués de matériaux récupérés de voitures destinées à la ferraille)

Cockluch (vêtements et accessoires en cuir recyclé)

Créations Encore (vêtements pour femmes faits localement avec des matériaux respectueux de l’environnement)

Chantal Durette (accessoires de laine recyclée)

Catherine Fontaine (accessoires de laine recyclée)

Zut Design (accessoires en caoutchouc recyclé)

Myco Anna (vêtements pour femmes faits de matières recyclées)

Rachel F (accessoires en fourrure et cuir recyclés)

Ressac (sacs à main faits de chambres à air de vélo recyclées)

Rien ne se perd, tout se crée (vêtements et accessoires à partir de tissage en coton bio)

Tokaya (vêtements transformables en tissu de bambou)
http://www.tokaya.ca/

Même si vous achetez un vêtement dont la matière première n’est pas recyclée ou écologique, en magasinant au Salon, vous soutenez les artisans du Québec. De plus, vous avez souvent l’opportunité de rencontrer l’artisan derrière le produit, de lui poser des questions sur ses pratiques de fabrication, sur la source de ses matériaux, et découvrir une attention pour le détail et un souci de qualité que vous trouverez jamais en boutique grande surface.

Bon Salon!

jeudi 6 décembre 2012

Noël mode éthique : pour toute la famille

Il existe plusieurs options pour ceux et celles qui cherchent des vêtements pour femmes fabriqués selon des normes éco et socio-responsables. Lorsqu'on cherche des vêtements pour hommes, la sélection est plus limitée et se compose souvent de t-shirt en coton bio. Bref, pas toujours de la grande sélection.

À Montréal, nous avons la chance d'avoir un fabricant de vêtements éco et socio-responsables pour toute la famille : OÖM Ethikwear. Les vêtements OÖM sont disponibles pour femmes, hommes, enfants et bébés! Le style des vêtements OÖM est plutôt relax, n'y cherchez pas une petite robe de soirée ou des paillettes. Cependant, pour ajouter des pièces de base à sa garde robe, c'est un must.

Il y a plusieurs bonnes raisons d'acheter des vêtements OÖM :

  • C'est une griffe écologique (les vêtement sont faits de coton bio, de coton recyclé et de polyester recyclé)
  • Ce sont des vêtements qui permettent d'afficher son petit côté activiste avec leurs design et énoncés engagés
  • C'est une entreprise qui est éco-responsable, non seulement dans la fabrication de ses vêtements, mais également dans la réduction des déchets de fin de vie. On peut retourner un vêtement OÖM qu'on ne porte plus et recevoir une carte-cadeau d'une valeur de 5 $ - un vêtement en bon état sera remis à la Friperie Renaissance; autrement, il sera recyclé
  • C'est une entreprise socio-responsable, qui donne 1% de ses ventes à des OSBL tels que Dans la rue, Équiterre, et le Club des petits déjeuners, et qui choisit des fournisseurs qui donnent des emplois à des travailleurs marginalisés
J'ai quelques chandails à manches longues de OÖM et je peux vous dire que leurs vêtements sont très durables. Attention à la sécheuse, le coton a tendance à rétrécir, mais le vêtement survit très bien aux lavages et séchages à répétition.

Une vente d'atelier OÖM commence aujourd'hui et se poursuit jusqu'à samedi, avec des rabais jusqu'à 75 % sur leurs produits. Parfaits pour dénicher des cadeaux de mode éthique pour toute la famille!

Atelier-boutique OÖM Ethikwear  
2037 Parthenais
Montréal, Qc, H2K 3T1
Tel : 514-273-4636

mercredi 5 décembre 2012

Noël mode éthique : un disparu?

Je voulais vous donner l'adresse d'une autre boutique de mode éthique que j'aime bien à Montréal, mais le site web semble ne plus être actif, et j'ai entendu des rumeurs que la boutique avait fermé. 

Est-ce quelqu'un sait si la boutique Rien à cacher sur Saint-Denis est encore ouverte?

mardi 4 décembre 2012

Noël mode éthique : bon pour la planète et le coeur


(Avertissement : je suis présidente du conseil d’administration de FEM International, qui a lancé le projet Ethik BGC. J’ai donc un petit parti pris pour la boutique :-)) 

Un tronçon de la rue Saint-Hubert à Montréal entre les rues Beaubien et Bellechasse regroupe plusieurs boutiques à caractère local et écologique. Vous voulez des produits éco pour bébé? Passez faire un tour chez La Loba au 6252. Vous cherchez des produits de beauté naturels? Il y a la boutique Sens Tes Corps au 6397. Et il y a bien entendu la boutique Belle et Rebelle dont je vous parlerai dans un autre billet. 

La boutique que je veux vous faire découvrir aujourd’hui est située tout près de ce tronçon, au sud de Bellechasse. Il faut sortir (à peine) de la Plaza pour la trouver, mais le (petit) détour en vaut la chandelle. Il s’agit de la boutique Ethik BGC, un projet de l’organisme sans but lucratif FEM International. 

La boutique Ethik existe depuis 2009 et aujourd’hui, elle offre les créations de plus de 40 designers et artisans de Montréal, du Québec, et de partout à travers la planète. 

Parmi les éco-designer québécois, vous y trouverez entre autres atelier b. (collection pour hommes), Rien ne se perd, Ressac, et la collection Les Mains Folles de Ajna créations.

atelier b. pour homme, Rien ne se perd,
et Bendita Seas
En plus de ces belles créations locales, vous y trouverez également des vêtements, accessoires et bijoux d’artisans et designers de la Bolivie, de la Colombie, du Mali, ainsi que divers produits de beauté et pour la maison. Bref, pour une idée cadeau, ce n’est pas la sélection qui manque! 

Une petite nouveauté à la boutique cette année : il y a maintenant une sélection de vêtements vintage (tout à l’arrière). 

Magasiner chez Ethik, ce n’est pas seulement d’encourager les petites entreprises locales et internationales, mais également de soutenir divers projets visant l’empowerment des femmes par l’entremise d’un entrepreneurship éco et socio-responsable. 

Si vous voulez en apprendre plus sur FEM International et son projet Ethik, je vous invite à lire cette entrevue sur Premières en affaires.

Bon shopping!

La section vintage


Ethik BGC offre aussi une sélection
de bijoux














Ethik BGC
6050, rue Saint-Hubert
Montréal, Québec, Canada
H2S 2L7
514-656-6929
info@feminternational.org 

lundi 3 décembre 2012

Noël mode éthique : trois dans un!

Il existe plusieurs options si l’on veut rendre une garde-robe plus éthique : on peut acheter les créations de designers éthiques (points bonis s’ils sont locaux!), redonner du cran et de l’originalité à notre style en se procurant quelques items vintage, ou tout simplement redonner une seconde vie à un vêtement déjà porté en magasinant les friperies. Je vous donnerai au cours du mois des adresses pour ces trois catégories, mais pourquoi ne pas commencer avec une boutique qui regroupe les trois : La Gaillarde sur la rue Notre-Dame Ouest.

La Gaillarde vous propose une sélection variée de vêtements, accessoires et bijoux fabriqués par une trentaine de designers québécois qui font de l’éco-design, donc utilisent des matériaux écologiques ou recyclés pour leurs créations.

Au fonds du premier étage, la boutique offre également une sélection de vêtements rétro. Évidemment, la sélection change avec le temps, mais les pièces sont généralement bien choisies et combien originales.

Et si vous n’avez pas déjà les mains pleines ou déjà tout dépensé votre budget, vous pouvez descendre au sous-sol pour explorer la section friperie. Bref, voici une boutique qui en offre vraiment pour tous les goûts et tous les styles, tout en vous permettant d’opter pour une garde-robe et des cadeaux plus éthiques.

Si vous vous retrouvez à fréquenter la Gaillarde souvent, sachez qu’il est possible pour 10 $ de devenir membre et de profiter d’un rabais de 5% sur vos achats.

Bravo aussi à la Gaillarde pour son initiative de nous envoyer le reçu de vente par courriel, ça évite d’imprimer (souvent sur du papier thermique, qui n’est pas recyclable).

La Gaillarde
4019, rue Notre-Dame Ouest
Métro Place Saint-Henri
Questions/Info :
514.989.5134
info@lagaillarde.ca

dimanche 2 décembre 2012

Noël mode éthique : rester au sec, faire ses achats en ligne

Il va pleuvoir aujourd'hui, du moins c'est ce qu'on annonce. Ça nous donne deux options : s'équiper avec bottes de pluie et parapluie pour profiter quand même du temps plus doux, ou rester bien au sec à la maison pour une journée de cocooning.

Pour le magasinage des fêtes, je vous propose donc une petite virée en ligne. Si on en croit les statistiques, les achats en ligne sont de plus en plus courants au Québec, même au niveau des vêtements. Plusieurs designers de mode éthique ont leur propre boutique en ligne, mais aujourd'hui, je veux vous présenter deux sites qui sont des collectifs (donc vendent des produits de plusieurs vendeurs). 

Ethical Ocean
Il y a quelques mois, je ne vous aurais jamais recommandé ce site. Ses créateurs avaient adopté une stratégie marketing fâcheuse : les visiteurs étaient obligés de s'identifier au site, avant même d'en avoir exploré le contenu, à l'aide de leur identifiant Facebook. N'étant pas sur Facebook (eh oui, ça existe!), j'étais bloquée du site. Je veux bien m'inscrire et m'identifier si je décide d'acheter, mais laissez-moi déterminer si je veux faire un achat avant de me demander toutes mes infos.

La stratégie semble avoir été révisée, et maintenant les visiteurs peuvent naviguer à travers toutes les pages du site anonymement. Ethical Ocean est un site de vendeurs dont les produits sont éthiques, c'est-à-dire fabriqués selon des normes éco ou socio-responsables. Chaque vendeur identifie les paramètres éthiques de ses produits (bon pour les animaux, bon pour les gens, bon pour la planète), donc si une cause nous tient plus à coeur, on peut être sélectif.

Les avantages de Ethical Ocean : tous les vendeurs offrent des produits éthiques, on peut naviguer le sites sans se demander si les produits sont bel et bien de la mode éthique; les frais de livraison sont éliminés si l'on achète plus de 75 $ de marchandise; beaucoup de vendeurs canadiens

Les désavantages : pas facile de trouver les vendeurs par ville (je cherchais tous les vendeurs montréalais); la sélection de vendeurs est assez limitée, on en fait rapidement le tour.

Les vendeurs de Montréal sur Ethical Ocean
PLB Design (t-shirt pour hommes, femmes et enfants)
Meemoza (designer éthique de vêtements pour femmes)
Ethik BGC (collectif de designer et artisans éco et socio-responsables, de Montréal et d'ailleurs)

Etsy
Etsy est un site qui existe depuis plusieurs années et qui fait le pont entre les artisans ou designer et les consommateurs qui cherchent des produits uniques et originaux. Tous les produits vendus sur Etsy sont soit faits à la main ou seconde main (vintage). Pensez Salon des métiers d'art croisé avec les boutiques vintage de Saint-Laurent/Mont-Royal. Bref, il faut chercher, mais on est presque certain de trouver quelque chose de sympa.

Les avantages de Etsy : le site contient une sélection énorme de vendeurs et donc beaucoup, beaucoup de produits très intéressants (attention, le site devient rapidement une dépendance, on peut y passer des heures); facile de trouver les vendeurs montréalais, il suffit de sélectionner Shop Local dans la colonne menu de gauche 

Les désavantages de Etsy : la livraison est payée au vendeur, ce qui veut dire que si vous magasinez chez quatre vendeurs différents, vous aurez quatre fois des frais de livraison à payer

Quelques vendeurs de Montréal sur Etsy
(il y en a beaucoup plus, mais j'ai fait une sélection de vendeurs de mode éthique qui ont capté mon attention)
RunSystem63 (quelques vêtements faits de fibres écologiques)
Vicky Dubois Design (vêtements assez classiques pour femmes)
Janice Louise Miller (très coloré et original, peut-être pas pour tout le monde)
Sati Creation (vêtements pour femmes, très féminins)

Si vous découvrez d'autres vendeurs intéressants sur Etsy, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires. 

samedi 1 décembre 2012

Noël tout en mode éthique... on commence par le début

Incroyable, déjà le 1er décembre! Bon, on le savait que ça s'en venait, aussitôt l'Halloween terminée, les étalages dans les boutiques ont rapidement pris les couleurs de Noël. Mais le 1er décembre, ça veut dire que Noël approche à grands pas, et qu'il faut commencer à penser aux cadeaux pour maman, papa, copain, copine, frère et soeur...

Je ne sais pas si je vais me rendre au bout de ce concept, mais cette année, je vous propose un billet par jour, jusqu'au 24 décembre, avec comme sujet la mode éthique à Montréal. Je sors mon carnet d'adresses, je révise mes signets, j'épluche mes courriels, et je vous fais cadeau de plein d'idées shopping pour appuyer la mode éthique montréalaise.

Aujourd'hui je m'inspire des heures passées dehors en ce samedi assez frisquet et je vous invite à découvrir ou redécouvrir une des doyennes de la mode éthique et du recyclé à Montréal : Harricana par Mariouche. Depuis 1994, Harricana garde les québécois et les québécoises bien au chaud grâce à ses créations de fourrure recyclée. Saviez-vous que près de 90% des fourrures recyclées par Harricana sont d'origine québécoise? Faut croire que nous ne manquons pas de vieux manteaux de fourrure dans cette province!

Dans une boutique de malmode (il y a bien la malbouffe pour parler du fast-food et bien je crois qu'il devrait aussi exister un mot pour décrire la mode jetable et de piètre qualité qui se trouve les H&M, Zara et compagnie), vous serez probablement capable de vous acheter un chapeau doublé de fourrure pour moins de 50 $. Si les fabricants de malmode ont la réputation de transiger avec des ateliers de misère afin de vendre leurs vêtements à des prix ridicules, imaginez le sort qu'ils réservent aux animaux qui ont servi à fabriquer votre chapeau. En optant pour de la fourrure recyclée, vous pouvez profiter de la chaleur de cette matière noble et ne pas avoir sur la conscience le traitement sordide réservé aux animaux utilisés pour les fourrures modernes.

Les produits de Harricana sont disponibles en ligne, à l'atelier boutique sur Saint-Antoine à Montréal, et dans quelques autres boutiques. Bonnes (re)découvertes!


Harricana - Atelier-boutique de Montréal

3000 rue Saint-Antoine Ouest
Montréal, Québec,
H4C 1A5
Tél. : +1.514.287.6517
Sans frais : 1.877.894.9919
info@harricana.qc.ca

dimanche 1 avril 2012

Débat sur les bas

Quand j'ai décidé de modifier mes habitudes d'achat pour que tous mes "nouveaux" vêtements (nouveaux pour moi, parce que parfois j'achète de l'usagé) respectent certains critères écologiques, j'ai rapidement réalisé que certains items allaient exiger de plus longues recherches. Les sous-vêtements font partie de ces items. Dans un autre billet, j'avais discuté du défi que représentait le remplacement de mes culottes. Aujourd'hui, je me tourne vers les bas.

Mon premier réflexe a été de me tourner vers Simons. Étrange peut-être, mais dans le passé, la boutique a présenté une petite collection de bas en bambou, et je me demandais si la collection faisait dorénavant parti de leur stock permanent. Malheureusement, ce n'est pas le cas. À La Lingère, qui est leur section pour la maison, on peut trouver des accessoires de bain, de cuisine ou des draps en bambou. Une recherche sur le mot "bambou" à la grandeur du site retourne même une paire de sous-vêtements pour homme, et quelques options sont également retournées quand on cherche "bio", mais pas de bas... Dommage.

J'ai ensuite lancé un appel à tous sur Twitter. La seule recommandation qui m'est revenue mentionnait la boutique Schreter sur Saint-Laurent. Je n'ai pas eu la chance d'y aller, mais il semble qu'ils auraient quelques options. Ça reste à confirmer, mais c'est bon à savoir si on magasine dans le coin.

En passant devant une boutique American Apparel, j'ai pris une chance et je m'y suis arrêtée. Pas de bas en coton bio ou bambou en vue, mais j'ai quand même trouvé une paire de collants fait à 68 % de bambou. Des collants, c'est toujours pratique, surtout avec une belle jupe ou robe éthique! On peut même choisir entre 5 couleurs disponibles.

Finalement, vous ne devinerez jamais où j'ai frappé le jackpot : chez l'Équipeur! Et oui, mon mari cherchait des souliers pour travailler en cuisine (anti-dérapants et tout) et en attendant qu'il essaie une paire ou deux, j'ai trouvé plusieurs options de bas, pour homme et pour femme, faits de bambou ou de lyocell de la marque Denver Hayes (leur marque maison). Le lyocell, souvent retrouvé sous la marque Tencel®, est une fibre cellulosique, c'est-à-dire produite à partir de pulpe de bois. Tout comme un tissu fabriqué à partir du bambou, le lyocell requiert l'utilisation de produits chimiques, mais il est considéré plus écologique en raison d'une matière première abondante et renouvelable, et d'un procédé manufacturier qui est relativement écologique (le lyocell de marque Tencel® serait fabriqué de pulpe d'eucalyptus).


Voici donc quelques options plus écologiques pour vos pieds. Les deux tissus (bambou et Tencel®) ont aussi l'avantage de mieux respirer et certains leur donnent également des propriétés antibactériennes.

samedi 10 mars 2012

Un peu nerveuse... ou magasiner les souliers en ligne

Petite confession en ce samedi matin : j'adore la ligne de chaussures végétaliennes et écologique Beyond Skin. Cette entreprise basée en Angleterre fabrique des souliers et bottes très design, souvent en utilisant des matières recyclées. Voilà maintenant quelques saisons que je visite leur site pour admirer les belles collections. Ce matin, quand je suis repassée, j'ai remarqué que beaucoup d'items étaient en vente et que la livraison était gratuite si l'on commandait un certain minimum.

D'expérience, le magasinage de chaussures a toujours été très difficile. Les jolies ballerines qui sont mignonnes en taille 6 n'ont pas toujours bonne mine sur mes grands pieds. Si j'essaie d'acheter pendant les ventes, ma première question n'est pas "Est-ce que vous avez cette taille?" mais plutôt "Qu'est-ce qu'il vous reste dans cette taille?". Souvent, la réponse est décevante. L'essayage aussi. Vous pouvez donc imaginer comment ces expériences ont rafraîchi mes ardeurs lorsqu'il s'agit d'acheter en ligne, sans être capable d'essayer avant l'achat. Dans le passé, j'ai acheté une paire de plateformes TOMS en ligne, mais mon achat avait été précédé d'un essayage en magasin afin de m'assurer de choisir la bonne taille. Je sais qu'il est possible de retourner les chaussures qui ne font pas, mais il faut payer la livraison du retour, n'est-ce pas?

Mais quand j'ai vu ce matin cette superbe paire de bottes au genou (talon plat, excellent pour quelqu'un comme moi qui marche tout le temps) et cette adorable paire de ballerines scintillantes, je n'ai pas pu résister. En deux temps, trois clics, me voici maintenant en présence d'une confirmation courriel que j'ai fait un achat de chaussures en ligne, sans être certaine de la taille ou du look sur mes pieds. J'ai très hâte de les voir et de les essayer, mais en attendant, je dois avouer que je suis un peu nerveuse.

Ce qui me rassure? Une paire de souliers Oliberté achetées en ligne pendant la vente du 26 décembre du site Ethical Ocean. Elles me font comme un gant, et je n'attend que les beaux jours du printemps pour les étrenner. Et oui, elles sont bien mauves!

mardi 6 mars 2012

Manque d'inspiration

Je ne sais pas si c'est la saison, le rush au travail ou tout simplement si c'est simplement ma tête qui est ailleurs, mais je trouve que je manque d'inspiration pour aller découvrir les nouveautés printanières de la mode éthique québécoise. J'ai récemment monté une collection Pinterest sur la mode éthique, me disant que ça allait me forcer à au moins faire quelques recherches ici et là sur les nouvelles collections, mais encore, les découvertes sont limitées.

Je crois qu'il me faut simplement une petite sortie de magasinage fin-hiver (pour les soldes!) et printemps pour repartir la machine. Ce weekend, j'ai déjà réservé tout mon dimanche pour participer à TEDx UdeM, peut-être aussi que cette conférence viendra me redonner l'énergie des idées folles, de la créativité et de l'innovation.

Que faites-vous quand vous manquez d'inspiration? Avez-vous un endroit, un temps, une muse qui vient vous remettre sur la sellette?

samedi 31 décembre 2011

Ces résolutions qui deviennent des changements de vie

On voit bien que la fin de l'année approche, les nouvelles regorgent de bilans : les dix moments les plus marquants de 2011, ceux qui nous ont quitté en 2011, les pire gaffes politiques... Quand j'ai pensé à ce billet de fin d'année, j'ai dans un premier temps exploré l'idée de vous composer un petit résumé de mon défi garde-robe 2011 et une liste de mes meilleures découvertes en mode éco. Ce dont je me rends compte cependant, c'est que ce défi personnel a été beaucoup plus qu'une simple résolution qu'on fait quand on se dit qu'il y a des choses à changer dans notre vie : c'est un défi qui a changé ma vie.

Wow les grandes déclarations, vous allez peut-être me dire... Laissez-moi alors vous expliquer. Je me considère comme étant une personne conscientisée au sujet de nos impacts environnementaux. Je recycle, je composte, je prends le transport en commun, bref, je fais plusieurs petits gestes de manière quotidienne pour alléger mon empreinte sur la planète. Mais il s'agissait de petits gestes assez faciles : pas trop besoin de changer ses habitudes, pas trop besoin de se poser des questions, on continue de consommer mais au moins on produit moins de déchets. C'est bien, non?

Repenser mes achats de vêtements et me poser des questions au sujet de l'impact environnemental ET social de la mode a permis une grande prise de conscience personnelle sur mon rôle dans le cycle de vie de chaque vêtement et accessoire que je me procurais. J'ai beaucoup lu au sujet de la mode éthique (et au sujet des impacts de l'industrie de la mode), j'ai commencé à suivre ceux qui discutaient du sujet dans les médias sociaux et ceux qui font campagne pour changer l'industrie de la mode (comme par exemple Labour Behind the Label, No Sweat, et Clean Clothes Campaign). Bref, aujourd'hui, je me considère non seulement comme étant une consommatrice de mode responsable, mais également une activiste modérée qui cherche à éduquer les gens qui l'entourent sur les impacts de cette industrie.

Je vous annonce sans hésitation que mon défi continuera en 2012 et au cours des années qui suivront. En fait, le défi demeure parce qu'il n'est pas toujours facile de trouver des alternatives éthiques pour tous nos vêtements, mais il ne s'agit plus de quelque chose de temporaire que je me pousse à faire. Le changement est fait, je ne suis plus capable de regarder un vêtement de grande boutique sans penser aux conditions dans lesquelles il a été créé (pollution des cours d'eau proche des usines, exposition des travailleurs à des substances nocives, voire mortelle, conditions de travail impossibles à imaginer et ce, pour une maigre pitance).

En 2012, je vais continuer de m'informer, de poser des questions, et de partager mes découvertes sur la mode éthique. D'ici là, je vous souhaite à tous et toutes une formidable année 2012, en espérant que vos résolutions deviendront également des moteurs de changement dans votre vie.

samedi 10 décembre 2011

Réduire l'impact environnemental de ses vêtements sans dépenser un sou

Quand j'ai commencé mon défi garde-robe, je me suis donné plusieurs critères afin de réduire l'impact environnemental de mes vêtements et accessoires en choisissant des options plus "vertes" (vêtements seconde-main, faits de matériaux recyclés, faits de matériaux écologiques, etc.). J'ai basé mes critères sur un des éléments du cycle de vie d'un vêtement, c'est-à-dire la nature du tissu qui le compose et l'impact environnemental de fabriquer ce tissu.

Au bureau, nous avons la chance d'avoir un magnifique centre de documentation où je vais fréquemment emprunter des livres. La semaine dernière, je suis tombée sur le livre Sustainable Fashion and Textiles de Kate Fletcher. En plus d'être un livre visuellement très beau, je considère à ce point que c'est une excellente référence sur les différents impacts environnementaux et sociaux des vêtements à travers TOUT leur cycle de vie. On passe de la production du tissu à la fabrication à l'usage et finalement à l'étape de fin de vie (disposer du vêtement). Ce qui m'a frappé dans cette lecture, c'est l'impact de la phase "usage" que l'on oublie souvent de prendre en considération dans nos efforts de réduction d'impact sur l'environnement.

Un petit exemple : lorsqu'on considère le coût environnemental moyen d'un t-shirt (évalué à 3,79 $ US pour un t-shirt de coton régulier et 3,45 $ US pour un t-shirt de coton bio), 74 % à 81 % de ce coût est dû à la phase "usage", c'est-à-dire le lavage du dit t-shirt par le consommateur qui en a fait l'achat. Plus souvent on lave ce t-shirt, plus son impact environnemental est élevé. Oui, le t-shirt bio réduit les toxines qui sont relâchées dans l'environnement, mais si on le lave après chaque usage et si on le sèche toujours à la sécheuse, son impact sur l'environnement d'un point de vue d'utilisation d'énergie, d'eau, et de création de déchets solides reste important.

Voici donc une opportunité de réduire l'impact environnemental de ses vêtements sans dépenser un sou (en fait, il est même possible d'économiser beaucoup de sous à long terme). Quelques changements dans nos façons de faire auront un impact positif sur l'empreinte de nos vêtements :
  1. Ne pas automatiquement mettre au lavage ce qui vient d'être porté. J'ai souvent le réflexe de me déshabiller le soir et de mettre les vêtements portés dans le panier de lavage. Un chandail, un pantalon peut certainement être porté deux ou trois fois avant d'avoir besoin d'être lavé.
  2. Si on doit remplacer la laveuse, en choisir une à chargement frontal qui utilise très peu d'eau (les Bosch, un peu chères mais très durables, sont reconnues à cet effet).
  3. N'utiliser la sécheuse que pour certains items qui sont difficiles à sécher autrement (draps, serviettes). Mes parents, qui ont élevé trois enfants, n'ont jamais eu de sécheuse (et n'en ont toujours pas). Ils accrochaient les vêtements sur la corde l'été, et sur un rack l'hiver (ce qui avait l'avantage d'augmenter l'humidité dans la maison, toujours un plus avec le chauffage qui rend l'air intérieur très sec).
  4. Toujours utiliser des produits de lessive qui ne contiennent pas de produits nocifs pour l'environnement. Si vous trouvez ce type de savon trop cher, vous pouvez également fabriquer du savon à lessive écolo pour l'équivalent d'environ 0,40 $ le litre!
Avec quelques petits changement au niveau de nos habitudes de vie, il est facile de verdir encore plus notre garde-robe tout en économisant!

lundi 5 décembre 2011

Les vêtements en bambou sont-ils vraiment plus écologiques?

Je répondrai à cette question avec la réponse la moins utile mais aussi la plus réaliste : ça dépend.

Dimanche passé, j'ai pris une longue marche avec une amie que je n'avais pas vue depuis plusieurs mois. Nous sommes parties du Plateau et sommes remontées jusqu'au Mile-End, pour nous retrouver en bordure d'Outremont. Je me suis souvenue d'une boutique que je voulais visiter sur la rue Bernard, Arterie, un espace qui combine une friperie et des trouvailles de designers éco. J'ai été bien contente de me trouver une paire de jeans seconde main (pour 34 $, en parfait état, et elle me fait comme un gant). Je suis aussi tombée sous le charme d'un chandail mauve à manches longues "Chloé" de la marque Ramonalisa (une griffe Montréalaise qu'il vaut la peine de découvrir), qui je crois était à 74 $.

Chandail Chloé de Ramonalisa

Mon nouveau chandail est fait de bambou et de coton bio. Parfait, non? Sauf qu'après avoir lu le Grand mensonge vert de Jean-Sébastien Trudel, je me suis dit que je devrais commencer à faire de plus amples recherches sur ces deux matières vedettes de la mode écologique. J'ai commencé par le bambou.

Le bambou tient ses vertus écologiques principalement à sa culture (cycle rapide de croissance et de renouvellement, captage accru de CO2, meilleure irrigation du sol, diminution de l'érosion, nécessite peu d'engrais, etc.). Cependant, lorsqu'il s'agit de transformer la plante en textile, le processus est beaucoup moins écologique, malgré les paroles rassurantes de certaines sources. Une des substances les plus dangereuses est le bisulfure de carbone. Les travailleurs exposés à cette substance pour des périodes prolongées se retrouvent avec des problèmes au niveau du système nerveux. Comment savoir si ceux qui passent leurs journées dans des manufactures de traitement du bambou sont correctement protégés? Comment savoir également si les produits toxiques utilisés dans la fabrication de la fibre de bambou sont captés à la fin du processus, et non simplement relâchés dans les cours d'eau avoisinant?

Difficile de répondre à ces questions sans une plus grande transparence de la part de l'industrie. Je peux commencer par demander aux designers de qui j'achète où ils se procurent leur tissu, puis suivre la chaîne jusqu'aux grandes entreprises de production de fibre de bambou (un nom ressort quand on fait des recherches, la Hebei Jigao Chemical Fiber Company, pas certaine qu'il y aura une grande transparence de ce côté là). Mais je peux surtout faire de la pression sur les marques qui nous vendent des vêtements en bambou "parce que c'est écologique" pour leur demander s'ils ont tenu compte du processus de traitement dans leur évaluation de l'impact environnemental du tissu.

Je vais certainement y repenser deux fois avant de sauter sur un vêtement en bambou la prochaine fois. À y penser, c'est ma paire de jeans seconde main qui remporte la palme d'un point de vue développement durable!

dimanche 6 novembre 2011

Réparer au lieu de remplacer

Je ne suis pas du tout quelqu'un d'habile avec une machine à coudre. En fait, j'ai hérité de la machine de ma grand-mère qui espérait peut-être que l'outil stimulerait le talent, mais jusqu'à date, la pauvre machine prend la poussière dans mon sous-sol. Un jour peut-être, je m'installerai un petit coin couture pour au moins être prête si l'inspiration et le courage me prennent!

Mon manque de talent en couture fait que j'ai, par le passé, eu souvent tendance à me débarrasser des items qui brisaient. Cette année, par souci de poursuivre mon défi garde-robe, j'essaie au moins de trouver une façon de réparer mes vêtements et accessoires qui en ont de besoin. Mon premier projet, avec les soirées plus fraîches et nos planchers en bois-franc, c'était de trouver une solution au problème de ventilation dont souffre une de mes pantoufles :

La malheureuse a fait grand plaisir à ma chienne qui s'en ai donné à coeur joie de mâchouiller le cuir et tirer le mouton à l'intérieur. J'étais tellement triste quand je me suis rendue compte de l'incident, mais je n'ai pas été capable de jeter cette paire de pantoufles qui me réchauffait les pieds depuis tant d'hivers. Elles se sont donc retrouvées au fond de ma garde-robe, faute de savoir quoi en faire.

Je les ai ressorties récemment, me disant qu'il y avait bien quelqu'un qui pourrait m'aider à réparer le vilain trou. Je savais qu'il ne s'agirait pas d'une réparation parfaite, étant donné l'ampleur des dommages, mais au moins quelque chose pour garder mes orteils au chaud. J'ai commencé par visiter un nettoyeur qui se spécialisait en vêtements de cuir. La dame au comptoir m'a regardé avec un air triste en m'informant qu'elle ne faisait pas ce genre de réparation. Elle m'a gentiment conseillé de visiter un cordonnier. Par chance, nous avons un excellent cordonnier à NDG, sur la rue Monkland. Là-bas, les deux propriétaires ont bien rigolé en voyant le trou (oh la la... toutou s'est amusé!), mais ils m'ont proposé une "patch" qui ne serait pas tout-à-fait du même matériel que la pantoufle, mais assez proche.

Jeudi, je suis repassée chercher mes pantoufles et voici le résultat :

On voit un peu le morceau de remplacement, mais il s'agit d'une paire de pantoufles, pas des souliers ou des bottes que je vais porter à l'extérieur. Je suis très heureuse du résultat et de pouvoir garder mes pieds bien au chaud pour encore quelques hivers (s'agit juste de gérer les crocs de madame Jenna). Et avec un peu d'effort et de recherches, j'ai réussi à éviter de jeter une paire de pantoufles qui sont encore en bon état et à économiser quelques sous en n'achetant pas une autre paire (la réparation m'a coûté 10,75 $).

samedi 22 octobre 2011

Les 7 règles d'or du magasinage en friperie

Mon succès avec les friperies est inégal et j'en suis souvent ressortie les mains vides. Pourtant, les friperies sont une bonne source de vêtements très écologiques (déjà portés, en les achetant on leur donne une seconde vie). Dans certains cas, les friperies ont également des mandats sociaux (réinsertion au marché du travail). Ça vaut donc la peine de leur donner une chance, mais il faut approcher le magasinage en friperie avec une stratégie que je crois avoir peaufiné ce matin même. Voici mes 7 règles d'or pour les friperies grande surface (du genre Renaissance).
  1. Ne partez pas seule! Comme la session de magasinage peut être longue, elle est d'autant plus agréable si vous y allez avec une copine (ou dans mon cas, ma soeur) qui vous donnera également l'heure juste lors des essayages.
  2. Prévoir 2 à 3 heures pour faire le tour d'un magasin! Comme la marchandise change constamment et comme les tailles sont souvent mélangées, il faut prendre le temps de regarder chaque morceau. J'aime bien l'organisation des vêtements chez Renaissance, par couleur et type de vêtement, mais ça demande quand même du temps pour faire les rangées. Et ça demande également du temps à l'essayage, en raison de la règle #5.
  3. Visez la qualité! Cherchez les marques, les tissus et les coupes de qualité. Un t-shirt mince qui valait 8,99 $ et se vend 2,99 $, c'est une économie, mais ce sont surtout les morceaux chers que l'on ramasse pour une bouchée de pain qui font que l'exercice en vaut la peine. Chez Renaissance, les prix sont les mêmes pour un même type de vêtement, par exemple toutes les jupes sont 3,99 $ et tous les chandails à manches longues sont 4,99 $, peu importe la marque et le tissu.
  4. Attention aux taches, trous, mailles! J'hésite parfois pour les taches, me disant qu'elles partiront au lavage, mais je ne prend plus cette chance. Rien ne sert de vous retrouver avec le vêtement taché d'une autre.
  5. Ne soyez pas gêné de ramasser en quantité! Comme il est souvent impossible de trouver un item dans plusieurs tailles, il faut se donner le plus de chances possible d'en trouver un qui nous fait comme un gant. En moyenne, je ramasse 20 à 30 items par visite, pour me retrouver avec 4 ou 5 qui me font parfaitement.
  6. Armez-vous d'un panier. Vous ne ferez pas long feu avec les bras pleins de vêtements à essayer. Le panier nous permet également d'enlever manteau et foulard, pour plus de confort et une expérience de magasinage beaucoup plus agréable.
  7. Apportez une collation. Pas de blagues, une petite barre tendre ou des amandes vous permettront de maintenir votre énergie et de ne pas abandonner à mi-chemin parce que vous avez faim. C'est du sérieux ici, ne part pas en friperie qui veut!
Ce matin, je suis revenue avec une blouse ajustée noire Mexx, deux jupes d'été (pour l'an prochain), une jupe en jeans, un chandail à manches longues en laine mérino de Tristan et un sac Kenneth Cole, le tout pour moins de 32 $. Ma soeur et moi faisons de cette sortie une tradition trimestrielle, question de profiter des vagues de vidage de garde-robe des gens du coin.

lundi 10 octobre 2011

"Green is the New Black" par Tamsin Blanchard

J'essaie de lire le plus possible au sujet des enjeux de la mode traditionnelle, afin de bien comprendre les avantages et inconvénients des différentes options qu'on nous offre sur le marché. Il est souvent difficile, en effet, d'évaluer l'ensemble des impacts d'un item acheté. Oui, la petite robe en coton bio qu'on achète chez H&M est un meilleur choix pour l'environnement, mais dans quelles conditions a-t-elle été fabriquée et est-elle d'une qualité qui me permettra de la porter pendant plusieurs années?

J'ai récemment lu le livre de l'auteure britannique Tamsin Blanchard "Green is the New Black". Je m'attendais à un livre beaucoup plus axé sur le style et la mode que les questions environnementales et éthiques, et c'est en effet l'angle du bouquin.

Il faut premièrement apprécier les efforts de l'auteure à rendre la mode écologique plus sexy et plus accessible. Elle repousse les idées préconçues que de s'habiller écologiquement c'est porter des sacs de jute et des grosses sandales Birkenstock (que curieusement, j'ai cru voir revenir en force cet été!). Ses suggestions couvrent toute la gamme des alternatives, du DIY ("do it yourself", ou faire ses propres vêtements recyclés), aux friperies en passant par les vêtements neufs fabriqués de matières écologiques. Un élément de la mode traditionnelle qui est remis en question est la surconsommation de vêtements "prêt à jeter" qu'on ne porte qu'une saison et qui perdent leur forme et couleurs après quelques lavages. L'auteure suggère d'acheter de la qualité, du durable, et elle se tourne vers les incontournables de la haute couture, tels que les sacs Birkin qu'on achète à coup de milliers de dollars et qui durent une vie. Bon, admettons que certaines des idées sont hors portée pour la majorité des gens.

Un désavantage majeur du livre est qu'il est basé sur l'offre à Londres et ses environs, une région du monde qui a pris une sérieuse longueur d'avance par rapport à l'offre en mode écologique. Les consommateurs anglais ont beaucoup plus de choix lorsqu'ils cherchent des vêtements et accessoires de mode écologique. Étant donné que le livre est largement fondé sur la découverte de la mode écologique londonienne, on passe des pages et des pages de noms de boutiques et de designers que l'on ne retrouvera pas ici.

Je trouve aussi que le livre arrive à certaines conclusions trop rapidement. En discutant le choix du coton bio par rapport au coton traditionnel, comment par exemple en vient-on à conclure que le coton bio, en plus d'être meilleur pour l'environnement, permet au fermier d'augmenter son revenu de 50 %? Oui, le coton bio se paye plus cher sur le marché, mais s'il coûte plus cher également à faire pousser et que la production est moindre, rien ne garanti que le fermier ira chercher plus d'argent... Il faut que la transaction se fasse de manière équitable, et tout le coton bio n'est pas nécessairement équitable. Un autre exemple, en présentant des alternatives aux chaussures, l'auteure se tourne vers les chaussures végétaliennes. Oui, le cuir est traité et teint avec des produits horriblement toxiques, mais une chaussure en PVC (polychlorure de vinyle) n'est pas une alternative plus écolo (j'avais déjà écrit à ce sujet à Matt & Nat en réalisant que mon nouveau sac en faux cuir était fabriqué de PVC toxique, je ne sais pas s'ils ont modifié leur choix de matériel depuis...).

Quelques passages sont à retenir dans le livre. Premièrement, on nous présente une énumération pratique de ce qui constitue une bonne garde-robe de base (à laquelle une québécoise devra ajouter des vêtements d'hiver). Deuxièmement, l'auteure nous propose deux gabarits de lettres qu'une consommatrice engagée peut envoyer à sa boutique ou son designer préféré afin de mettre de la pression et d'encourager le développement d'une offre écologique. Les consommateurs ont un rôle important à jouer dans le développement de la mode éthique. Finalement, le répertoire d'adresses, bien que la majorité soit en Angleterre et que plusieurs n'existent plus, constitue quand même une référence intéressante, surtout pour ceux et celles qui prévoient faire un petit séjour bientôt à Londres.

Si vous cherchez un livre léger, pas trop technique, qui se lit bien, "Green is the New Black" est un bon choix. Ne vous attendez cependant pas à y retrouver une référence sur la mode éthique. J'ai emprunté le livre en bibliothèque et je n'irais probablement pas m'en procurer une copie pour le reconsulter.